Accueil > L'aménagement des cimetières > Création et extension de cimetière

Création et extension de cimetière

Création et extension de cimetière

Que dit la loi ?

Δ Haut de page

« La création, l'agrandissement et la translation d'un cimetière sont décidés par le conseil municipal » (Article L2223-1 du CGCT).
La commune a donc toute liberté pour créer ou étendre son cimetière. Seule exception, les communes urbaines, si le nouveau cimetière (ou son extension) se trouve dans le périmètre de l’agglomération et à moins de 35m des habitations ; la création ou l’agrandissement sont alors soumis à autorisation préfectorale.

La surface du cimetière (ou de la nouvelle tranche) doit être suffisamment grande, car « le terrain consacré à l'inhumation des morts est cinq fois plus étendu que l'espace nécessaire pour y déposer le nombre présumé des morts qui peuvent y être enterrés chaque année » (Article L2223-2 du CGCT).

Conseils et suggestions d’aménagement

Δ Haut de page

Choisir le terrain

Stradal funéraire cimetièreLe choix du terrain est dicté par des considérations d’ordre pratique et sanitaire. Le Code Général des Collectivités Territoriales recommande de préférer des terrains élevés et exposés au nord.

La présence d’un cimetière pourrait polluer les eaux de nappes phréatiques ou de rivières souterraines situées à proximité. Il convient donc de s’assurer que ces dernières ne puissent être contaminées. Attention également aux risques d’inondation ! Recourir aux services d’un hydrogéologue reste conseillé, mais non obligatoire.

D’un point de vue plus pratique, le terrain choisi doit être facilement accessible, tant par les familles des défunts que par les professionnels qui peuvent être amenés à intervenir sur le site.

 
Faire du cimetière un lieu de vie

Agrandir un cimetière, ce n’est pas seulement repousser le mur du fond, tout comme créer un cimetière ne signifie pas reproduire à l’identique l’ancien site. C’est l’occasion de réfléchir à l’aménagement d’un lieu auquel on reproche trop souvent son uniformité minérale et sa grisaille monotone.

Dès sa conception, le cimetière doit donc être pensé comme prolongation de l’environnement quotidien, que peuvent s’approprier les visiteurs. Le travail de réflexion en amont de sa création peut porter sur la dimension architecturale du cimetière, la superficie occupée par les tombes et la végétalisation.

La dimension architecturale du cimetière

Stradal funéraire extensionLa monotonie architecturale du cimetière se traduit souvent par l’omniprésence des lignes droites et des formes carrées ou rectangulaires. Insufflez une dynamique à l’espace en créant des verticales (arbres, columbariums…), jouez sur les volumes et les courbes, adoucissez le contour des allées...

La préoccupation architecturale se traduira également par une prise en compte esthétique des éléments destinés à l’accueil du public (abris de cérémonie, bancs, points d’eau…) et aux services d’entretien (locaux techniques, éventuellement espace réservé au compostage ou au broyage des déchets verts...).

Voies de circulation, allées et placettes font partie de l’architecture générale du cimetière. Elles doivent être suffisamment larges pour laisser passer les convois funèbres, mais aussi les lourds engins qui assurent la pose des caveaux et autres monuments, et qui ont souvent besoin de place pour manœuvrer.

 
La superficie occupée par les sépultures

aménagement de cimetièreLa problématique d‘optimisation de l’espace au sol fait qu’il n’est pas toujours possible d’écarter les sépultures les unes des autres.

Pour éviter la trop grande régularité des rangées de tombes, l’organisation des tranches peut alors instaurer un rythme entre les concessions 2-4 places et les caveaux familiaux 6-9 places. Le jeu sur les différentes largeurs des sépultures brisera ainsi l’uniformité de l’alignement.
Les différentes tailles de caveaux sont disponibles à la fois pour les caveaux en élements, les caveaux monoblocs et les caveaux NF.

 
La végétalisation

Sans rendre le cimetière complètement paysager, ce qui génère des contraintes pratiques et financières (besoin d’une superficie étendue, éloignement du centre urbain, difficulté d’accès pour les visiteurs, important investissement initial, coûts d’entretien élevés...), y apporter une touche de verdure rendra le lieu plus agréable.

Même pour les cimetières de taille réduite, il est possible d’optimiser les plantations sans perdre trop d’espace foncier. Quelques suggestions :

  • Pour délimiter le périmètre du cimetière, optez pour une clôture en grillage et renforcez-la d’une haie d’arbustes épineux ou à feuilles persistantes.
  • Si vous préférez que l’enceinte soit délimitée par un mur, faites courir sur celui-ci des plantes grimpantes.
  • Dans les espaces non encore concédés, remplacez la traditionnelle pelouse par des jachères fleuries qui apporteront une note de couleur en saison. Si une étendue engazonnée a vos faveurs, sachez qu’il est possible d’obtenir le même effet esthétique avec des plantes couvrantes, qui n’ont pas besoin d’être tondues !
  • Vous souhaitez aménager des parterres? Réservez certains angles de voirie aux bordures fleuries plutôt qu’aux concessions. Pour les plantations, pourquoi ne pas adopter des espèces odorantes qui parfumeront agréablement les allées ?

N’hésitez pas à consulter un paysagiste qui vous accompagnera dans votre démarche.

Pour plus de détails sur les démarches administratives nécessaires pour la création ou l’extension d’un cimetière, vous pouvez vous référer au Code Général des Collectivités Territoriales sur Legifrance.gouv, ou aux guides établis par l’Association des Maires et Présidents de Communautés des Hautes Alpes.